
Pasifika AI est un assistant gratuit, sans compte et sans publicité, consacré aux cultures et aux langues du Pacifique. Sa recherche est limitée à 59 domaines institutionnels vérifiés. Pour neuf langues Kanak, chaque mot cité est comparé après génération à un index de 19 655 entrées. Une source non autorisée ne devient pas un lien et un mot non attesté est signalé.
Le problème n’est pas le manque d’assurance des IA
C’est l’inverse. Une IA généraliste peut produire une réponse fluide même lorsque ses sources sur une culture insulaire sont rares. Elle rapproche alors des notions voisines, attribue une pratique Māorie aux Kanak, ou recompose un mot avec une confiance que le lecteur confond facilement avec de l’exactitude.
Dans le Pacifique, cette erreur n’est pas anodine. Les peuples, les langues et les coutumes ne sont pas interchangeables. Pasifika AI est construit autour d’une règle simple : mieux vaut reconnaître un manque que remplir le silence.
Une recherche volontairement plus petite
Quand une question demande des sources récentes, l’assistant ne parcourt pas le web ouvert. Il interroge une liste publique de 59 domaines : académies de langues, universités, musées, archives nationales, gouvernements et organisations régionales. La liste complète est visible.
Ce choix réduit le volume mais augmente la traçabilité. Les liens sont filtrés une seconde fois avant d’apparaître. Le lecteur peut donc remonter à l’institution, lire le document et former son propre jugement.
Pour les langues Kanak, un filet supplémentaire
Le dictionnaire des langues Kanak publié par Kanaky Tech fournit un index de 19 655 entrées dans neuf langues : Drehu, Nengone, A’jië, Paicî, Xârâcùù, Xârâgurè, Numèè, Zuanga-Yuanga et Naa Drubea.
Après chaque réponse, un contrôle séparé du modèle examine les mots Kanak cités. Ceux qui ne figurent pas dans l’index sont montrés au lecteur comme non attestés. Le contrôle ne rend pas l’IA infaillible ; il rend son incertitude visible.
Data Gouv NC, quand la question appelle des données
Le bouton « + » permet d’activer Data Gouv NC pour interroger des jeux de données publics calédoniens. L’outil reste désactivé par défaut : c’est l’utilisateur qui choisit quand une question doit quitter la conversation pour consulter ces données.
Gratuit, donc géré comme un bien commun
Pasifika AI n’impose ni inscription ni publicité. Sa capacité quotidienne est partagée et visible dans l’interface. Les dons sont volontaires et augmentent les moyens communs ; ils n’achètent ni priorité, ni réponse, ni quota individuel. Lorsque la limite est atteinte, le site explique pourquoi et indique l’heure de réouverture.
Ce que nous promettons — et ce que nous ne promettons pas
Nous promettons des sources visibles, un périmètre explicite et des garde-fous vérifiables. Nous ne promettons pas qu’un modèle de langage devient une autorité culturelle. Pasifika AI ne parle au nom d’aucun peuple. Certains savoirs appartiennent à des clans, des lignées ou des groupes initiés : leur place n’est pas dans une réponse automatique.
Le projet est public aujourd’hui pour être testé, corrigé et amélioré par celles et ceux qui connaissent le Pacifique. Une réponse peut être signalée. Une source peut être proposée. L’excellence, ici, ne consiste pas à avoir toujours quelque chose à dire ; elle consiste à savoir d’où vient ce que l’on dit.
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